Comment j’ai attrapé le virus du voyage

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Comment j’ai attrapé le virus du voyage

J’avais 16 ans en 2002 quand j’ai eu l’opportunité de partir en expédition avec le REAj, l’organisation jeunes du Club Alpin Belge que j’avais rejoint un an auparavant un peu par hasard. Cette expédition m’a emmené faire du trekking et de l’alpinisme au Pérou et en Bolivie pendant 5 semaines, une expérience inoubliable et initiatique qui a complètement influencé ma vie jusqu’à aujourd’hui.

Le REAj existe toujours aujourd’hui et en plus d’y être moniteur d’escalade, j’en suis également le président. Si vous vous intéressez aux activités que j’organise via le REAj, je vous invite à visiter le site internet http://www.reaj.org . En plus de tous nos stages d’escalade et d’alpinisme en Europe, nous organisons toujours des expéditions pour les jeunes et les adultes. J’organise d’ailleurs un trekking au Népal au mois de novembre 2011 et une expédition en Afrique du sud en juillet 2012. Avis aux amateurs !

Voici donc le film que nous avions réalisé après cette aventure extraordinaire ainsi que le récit publié en 2003. Si ça vous plait, je vous invite également à découvrir l’expédition Latitude Zero que nous avons organisé en 2007 en Equateur.


Récit de l’expé par les jeunes

26 juillet 2002, 6 heures du matin. Ce jour tant attendu arrive enfin. Nous sommes a l’aéroport, les bagages sont enregistrées et il ne nous reste plus qu‘à dire au revoir à la famille et c’est parti! Les 16h30 de voyage passent encore assez vite mais on est tous content quand l’avion atterri à Lima. A l’hôtel les 7 partis le 25 nous attendent. Ils ont déjà visité Lima et tous nous racontent leurs premières impressions du continent sud-américain. Difficile d’apprécier une ville si différente, fatigué et décalé. De plus il y a eu les jours précédents des émeutes contre le gouvernement et donc plusieurs rues sont bloquées et il y a des flics partout !

Après une bonne nuit de sommeil, c’est parti pour 18h de bus jusque Arequipa. Nous allons directement à l’ACDA, l’ONG pour laquelle nous avons transporté des livres, des médicaments et des jouets. La directrice nous offre un bon petit déjeuner et puis nous fait visiter l’école. Malheureusement les enfants sont en congé mais nous aurons l’occasion d’y retourner plus tard dans notre séjour pour voir l’école animée. La ville d’Arequipa est une ville que nous avons tous apprécié. C’est une ville où il est agréable de flâner et de manger des glaces à 5 boules avec des fruits et du coulis !

Après quelques heures de route, dans des bus assez … petits dirons-nous (forcément, ils ne sont pas adaptés à la taille des occidentaux…), nous nous préparons pour notre premier trek. Étant donné que nous ne sommes pas acclimatés (les collines belges sont peut-être vallonnées mais ne se trouvent pas entre 2000 et 5000m d’altitude), nous choisissons l’option « mules » (5 avec deux muletiers), porter des sacs avec 5 jours de bouffe dedans, c’est un peu lourd. Partant de Cabanaconde, nous descendons jusqu’au fond du canyon pour passer un pont suspendu (c’est magique) et remonter vers un petit village nommé Choco, au bout du monde…

Pendant les 5 jours de trek, on a croisé des cascades comme dans les pubs pour Tahiti douche, on a mangé des fleurs de cactus (les épines plein la bouche, c’était moins top !), nous sommes passés par des villages enchanteurs avec des gens et des enfants intrigués, amusés de nous voir utiliser ce qui nous semblait primordial et leur semblait si superflu et nous avons passé un col à 5150 m (une première à 5000 m pour la plupart) avec plus ou moins de difficulté ! On en a vu de belles avec l’altitude (vu qu’on est des gens de la plaine)… « mâchez des feuilles de coca » qu’il nous disait le guide (mouais, ça non plus on n’est pas acclimatés !).

Après 4 jours d’effort intense (sans les sacs, hein) et de bouffe pâteuse (vive les réchauds MSR, ce n’est pas de la pub, non, au contraire !), nous arrivons à Chachas d’où nous prenons un camion pour rejoindre Andagua. Le trajet nous fait passer par la vallée des volcans, où notre géologue en titre (je vous laisse deviner) s’en donne à coeur joie ! A Andagua, nous prenons un bus de nuit pour retourner sur Arequipa (c’est le bus où beaucoup auront passé la pire nuit de toute l’expé, debout ou allongé par terre entre les rangées !).

Notre ascension du Misti (5825 m) fut un grand succès : 11 participants au sommet du cratère !!! Malheureusement, 2 d’entre nous n’ont pas pu arriver au sommet suite à des petits problèmes de santé … mais pas de panique les gars, il nous en reste 3 !!! Que dire de l’ascension …

1er jour, dropping en 4×4 à 3300 m d’altitude, au pied du volcan. 6h de marche avec sac a dos cette fois (histoire de nous découvrir une réelle compassion pour la vie des mules) pour arriver jusqu’au camp de base à 4700m (pas très loin du Mt Blanc, en somme …). Soirée certes froide, mais très animée, avec une superbe vue sur la ville d’Arequipa quelques 2400 m plus bas, scintillant de milles lumières. On se couche tôt, et on essaye de dormir !

2eme jour, lever à 2 h du matin … bouhh, ça caille !!! « debout les gars, réveillez vous, il va falloir en mettre un coup !!! » Petit déjeuner assez tardif, les réchauds n’en faisant une fois de plus qu‘à leur tête (ou plutôt qu‘à leurs flammes …), merci MSR !!! Pas de chance, l’un d’entre nous a une « grosse barre sur la tête », et c’est avec grand regret que nous devons le laissez au camp de base avec notre « aide guide ». 2 heures dans l’obscurité, sur un vague sentier se perdant dans la caillasse et dans la cendrée où chaque pas nous rappelle ces affreux cauchemars, où l’on tente en vain de s’échapper alors que le sol meuble nous maintient sur place et puis, c’est enfin le lever du jour ! On espère alors pouvoir se réchauffer sous les rayons du soleil, mais il n’en est rien car ce farceur se lève pile de l’autre coté du volcan…

Bref, on se fait une raison … on caillera comme ça jusqu’au sommet. La vue sur Arequipa est fabuleuse, une moitié de la ville se réveille sous les rayons du soleil, tandis l’ombre du volcan laisse l’autre moitié dans le froid… Ca monte, ça monte, la motivation tient bon, même si pas mal d’entre nous commencent a ressentir les effets de l’altitude …nausée, ivresse, migraine …

Vers 9h, nous arrivons enfin au col. Une demi heure de repos au soleil, on chausse les crampons, et c’est parti pour la partie sommitale, en neige dure cette fois. 10h, enfin le sommet pour le 1er groupe, le 2eme l’atteindra une demi heure plus tard.

Malgré la fatigue et les effets néfastes de l’altitude, nous sommes tous aux anges ! La vue a 360 degrés est magnifique : canyons, quebradas, lagunes d’altitudes, sommets et volcans enneigés… et surtout cratère profond et très coloré d’où jaillissent une multitude de fumerolles de souffre. Quelques photos, un peu d’eau, un biscuit et c’est parti pour la descente. Du col, un petit détour par les flancs du cratère, histoire d’admirer de plus près cette étrange formation et de s’irriter les narines avec les vapeurs de souffre puis, c’est parti pour une longue descente dans les couloirs de cendrée. Ponts, sauts, chasse neige et roulé boulé pour les moins doués, on en a plein les pompes, mais qu’est ce que c’est gai !!!

Retour au camp de base vers 14h. On se repose, on mange un peu, et puis c’est avec beaucoup de peine qu’on tente de s’activer pour tout remballer et entamer la dernière descente jusqu’à la piste où nos 4×4 nous reprendront pour retourner sur Arequipa, sous un magnifique coucher de soleil. La ville s’endort sous le regard bienveillant du Misti et chacun d’entre nous dans son lit repense a cette fameuse journée « il y a à peine quelques heures, j’y étais !!! » .

Après une journée de bus depuis Arequipa, nous sommes arrivés à Copacabana en Bolivie, au bord du Lac Titicaca. Nous avons visité et passé une nuit au milieu du lac sur l’Isla Del Sol, berceau de la civilisation inca. D’un point de vue unanime, le Lac Titicaca est magnifique mais qu’est ce qu’il fait froid quand le soleil se couche !! Nous avons quitté Copacabana 2 jours après y être arrivés car notre planning est serré. Après 4h de bus (on commence à les collectionner), nous sommes arrivés à La Paz, capitale de la Bolivie.

Au premier abord, cette grande ville nous semblait sâle, bruyante, fâtigante, bondée de monde mais aussi et surtout très pauvre. Plus on se situe en altitude dans la ville et plus on est pauvre. Plus on vit au centre et donc dans le fond de la ville, plus on a d’argent. Après quelques jours, on commence a trouver ses points de repère : le marchand de beignets troisième rue a droite, la vieille madame qui vend ses jus en face de l’hôtel, celle qui vend ses délicieuses tranches d’ananas près de la cathédrale, le mendiant qui tourne toujours autours de la poste, kick notre restaurant chinois favori et le quartier plus typique pour l’artisanat où tout le monde s’est esquinté à marchander un maximum…

Bref, au bout d’un moment, on sympathise avec 2-3 personnes qui nous reconnaissent et sont du coup beaucoup plus aimables. Cela nous permet de mieux apprécier la ville et ses habitants. En revanche, on a beau y rester aussi longtemps que l’on veut, on ne parviendra jamais a traverser la rue sans risquer de se faire écraser !!! Et oui, ici, les piétons ne sont pas prioritaires et pour les automobilistes, au moins ils utilisent leurs freins, au plus ils sont contents… Ils roulent, foncent et si quelqu’un ose s’aventurer sur la route c’est à ses risques et périls. On utilisera d’abord le klaxon (hein Zen) et puis… encore le klaxon et puis… les phares et finalement si vraiment c’est nécessaire, on changera de bande, quand c’est possible !

Il faut donc toujours rester très prudent et vigilent quand on traverse la route (et ce n’est pas Stéphanie qui nous contredira). Je crois que finalement, tout le monde a trouver son bonheur, peut être différent les uns des autres, mais tout le monde s’y est plu et ça, c’est le plus important…

Peu après notre arrivée à la Paz, Nous partons en bus pour 5h de trajet jusque Chunavi sur une route toujours au bord du précipice, sensations garanties. De là, 2 jours de trek dans la purée de pois et la pluie (et oui, ça existe ici aussi), pour descendre la haute cordillère, puis un jour dans la forêt où une machette aurait parfois été utile mais où il ne pleuvait plus. Sur ce coup là, on peut féliciter les Incas.

Leur chemin, là, entre la cordillère et la forêt amazonienne, il est splendide, enfin quand on en voit quelque chose. Mais splendide quand même avec une ambiance de films sur le Viêt-Nam mais sans la guerre ! Après 3 jours de forêt tropicale, nous aussi on a eu notre dose de gouttes, les milliards de moustiques en prime… On a vraiment pas eu de mal à lever le camp le dernier jour. C’est courir assez vite pour échapper aux mouchettes qui était difficile, de la boue jusqu’aux genoux par endroits !

Ambiance magique donc, entre les éclaircies, les trouées dans la forêt et une solitude (toute relative, nous sommes treize quand même) dans une nature plus sauvage que tout ce que nous avons pu voir jusqu’a présent. Nous arrivons, après trois jours, dans les vallées fertiles des Yungas où l’on trouve bananiers, orangers, citronniers,… Nous passons la nuit non loin du village de Chulumani que nous rejoignons le lendemain après avoir passé une soirée a nous régaler d’oranges cueillies sur les arbres.

Nous rentrons ensuite à La Paz, de nouveau par une route où il ne faut pas avoir peur (les routes vers les Yungas sont souvent très dangereuses, c’est ici que se trouve la fameuse route de la mort).

Parlons un petit peu d’un des points qui nous tient tous très à cœur : la bouffe !

Au Pérou c´était pas hyper varié: pollo a la brasa con papas fritas. C´est bon mais pas tout les jours… N´oublions pas les glaces d´Arequipa: 5 boules au choix avec du chocolat chaud et des fruits frais…divin ! Au lac Titicaca, nous avons eu de la truite…trop trop bon!

Et en Bolivie, nous avons découvert un super chinois que nous avons surnommé kick, une longue histoire ! Le pauvre serveur était tellement stressé de voir arriver 13 clients qu´il s´est pris 2 fois la porte de la cuisine dans la gueule. Sans oublier les couteaux qui valsaient dans la cuisine ! Un midi à La Paz, on a craqué et on est allé manger de ces pizzas… 2 Pizzas interminables !! Enfin c´est ce qu´ils disaient parce qu´elles ne faisaient QUE 70 cm de diamètre !!!

En trek, C’est différent : lyophilisés, pâtes, pain sec et… ketchup quand il n’y a plus rien à mettre dessus !

Après le trek dans les Yungas, une journée de repos à La Paz et le départ de Kevin, rentré en Belgique pour sa seconde session, nous repartons pour l’ascension de l’Alpamayo Chico (5370 m), dans la cordillère royale.

Apres 4 bonnes heures de marche, nous arrivons au camp de base qui est le même que celui du Condoriri. Le lendemain, réveil à deux heures du matin, rapide petit déjeuner et à trois heures, départ à la lueur des frontales pour le sommet. Une petite heure dans la moraine avant de chausser les crampons et de mettre pied sur le glacier. Là, trois cordées se forment, menées par Chris, Zen et Guillaume, et l’ascension peut alors vraiment commencer! Après une première partie peu inclinée, nous arrivons au col d’où nous pouvons admirer le lever du soleil sur les magnifiques montagnes qui nous entourent. De là, nous rejoignons un premier petit sommet par une courte montée avant de s’engager dans la pente sommitale après une petite descente sur du rocher. Tout le monde gravit les pentes plus raides à 60 degrés et nous arrivons enfin au sommet, à 5370 m. La vue y est vraiment magnifique, tout comme le sommet !! On fait vite quelques photos mais il vaut mieux ne pas trop traîner, ça caille !!! La descente est vite expédiée. Retour au camp de base vers 14h et repos tout l’après midi… On l’a bien mérité !

Après une journée libre pour les achats à La Paz, nous sommes partis en minibus jusque La Cumbre pour faire la descente de la route de la mort en VTT.

Après 1h30 de descente et 2 petites montées sur route (mais crevantes, à cause de l’altitude à laquelle nous étions (4600m)), nous sommes entrés dans le vif du sujet en entamant la partie « mortelle » de la route. Après 3 heures de descente à toute allure sous le soleil sur cette route de terre au bord des précipices dans lesquels tombent en moyenne 2 camions par mois, nous sommes arrivés à un petit village où nous avons repris notre minibus pour remonter la route, cette fois ci dans la brume, comme à peu près tous les soirs selon notre chauffeur. Après 2h de remontée et de maneuvres pour croiser les camions qui venaient dans l’autre sens, nous sommes arrivés à La Paz, tous très heureux de cette super descente !

Faisons une nouvelle parenthèse pour évoquer les routes boliviennes ! On connaît peu de choses qui soient plus dangereuses que les routes boliviennes (ce qui doit rassurer les parents).

En Bolivie, il y a « La route la plus dangereuse du monde » qui relie La Paz à Coroico (la route de la mort, celle là même que nous avons descendue en VTT), avec plus de 25 accidents mortels en moyenne par an. Les chauffeurs boliviens doivent être les meilleurs du monde ! Ils conduisent leurs bus ou leurs camions à une vitesse vertigineuse vu la qualité des routes qui dépasse rarement celle d’un chemin de terre dans nos Ardennes chéries, sauf qu’il faut rajouter des à pics de plus de 1000m parfois et que les croisements entre bus sont un peu plus périlleux quand on sait que la largeur ne dépasse parfois que de peu celle d’un seul bus !

De plus, il n’est pas rare que le chauffeur s’arrête en plein milieu de nulle part pour réparer les freins, resserrer la direction, réparer un pneu ou raccrocher un sac tombé en chemin ! On voit alors, la population locale descendre pour aller prier à la chapelle du coin… Et la pluie, le brouillard et la neige ne facilitent en rien la tâche du valeureux chauffeur.

N’empêche qu’ici il sont des héros !!

Après une nouvelle journée de repos à La Paz, nous sommes partis pour le Parinacota, ce sommet de 6342m, un des objectifs principaux de notre séjour. Ce fut une réussite pour la moitié d’entre nous qui atteignirent le sommet.

Malgré quelques petites mésaventures avec les 4X4 pour nous conduire au camp de base, nous y nous y sommes finalement arrivés, mais seulement à 4900m. Il restait encore plus de 1400m avant le sommet, mais nous dormions quand même au dessus du Mont Blanc… Le lendemain fut le jour où nous nous sommes levés le plus tôt de notre vie, il était à peine minuit et demi et cela faisait juste 4h que nous dormions.

Benoît, malade ne pu cependant pas partir avec nous. Pour son anniversaire, c’était plutôt pas top ! Partis à 1h30, il y avait au moins pour 9h de montée. Après une heure de marche, ce fut au tour de Nathalie et de Stéphanie de renoncer pour cause de maladie également. Sidney les suivit peu après. Une heure plus tard, Guillaume et Lara firent de même.

Il n’en restait plus que 6: Chris, Zen, Marc, Martin, Cédric et Stéphane. A partir de ce moment commençait réellement l’ascension. 3h de marche plus tard, Nous sommes arrivés dans la neige mais celle-ci était tellement peu lisse qu’il n’était pas nécessaire de mettre les crampons et de prendre les piolets. vers 5800m, nous sommes arrivés sur un dôme d’où on pouvait voir le sommet ! Il nous semblait si proche, mais 3h nous en séparaient encore.

Arrivés à la barre mythique des 6000 m, une heure plus tard, nous pensions que le plus dur était fait mais nous nous trompions car les 2h qui suivirent furent, je pense les plus dures de notre vie. Enchaîner dix pas les uns à la suite des autres était d’une difficulté immense. Et après ça il fallait se reposer pendant presque 30 secondes. Le sommet arriva enfin. Vite le temps de prendre quelques photos et il fallut redescendre. Enfin, on avait pas envie d’y rester plus longtemps, il y fesait tellement froid, mais que c‘était beau ! Il nous restait encore 3h de descente jusqu’au camp de base où nous devions rapidement ranger nos affaires pour rejoindre les 4X4 qui nous attendaient à une heure de là pour retourner à la Paz et enfin pouvoir dormir après une journée de plus de 24h.

Après une nouvelle journée libre à La Paz pour les tous derniers achats, nous prenons un bus 52 places (à 12 !!) jusque Ururo puis un bus de nuit jusque Uyuni où nous arrivons le lendemain matin.

Après un rapide petit déjeuner dans la ville, nous partons en 4×4 pour un trip de 4 jours sur le Salar de Uyuni puis l’Altiplano et le sud lipez. Un premier arrêt pour visiter le cimetière de trains à la sortie de la ville puis nous reprenons la route (que dis-je, la piste !) pour le salar.

Nous arrivons le soir à l’autre bout du salar après plusieurs arrêts pour admirer cette magnifique étendue de sel grande comme la Wallonie. Le lendemain, Lara, Stéphanie, Nathalie, Marc, Guillaume et Chris font l’ascension du volcan Tunupa (5400m) qui offre une vue magnifique sur tout le salar et l’altiplano. Nous apercevons au loin le Parinacota où nous nous trouvions il y a maintenant quelques jours. Après l’ascension, nous reprenons les 4×4 pour continuer notre road trip.

Nous nous arrêtons sur l’isla del pescado où on peut admirer des centaines de cactus géants, certains atteignant 12 mètres (!!). Nous dormons le soir à San Juan. Le lendemain, troisième jour de notre périple en 4×4, nous roulons de lagune en lagune, toutes plus belles les unes que les autres puis nous arrivons au fameux arbre de pierre et à la Laguna Colorada dont la surface est de couleur rouge.

Le quatrième jour nous mènera encore à d’étranges phénomènes avant d’arriver à la frontière chilienne : des geysers où on observe des marmites de boue blanchâtre en fusion.

Une heure plus tard nous sommes dans la petite ville de San Pedro de Atacama au Chili. Nous passons une journée sur place avant d’entreprendre notre grand périple de retour jusque Lima et nous décidons de visiter la vallée de la mort puis celle de la lune avant de prendre un bus de nuit jusque Arica, non loin de la frontière péruvienne.

Arrivé à Arica le lendemain matin, nous prenons directement un bus pour passer la frontière et aller jusque Tacna, la première ville péruvienne. Trois heures plus tard nous embarquons dans un nouveau bus et cette fois ci, pour 21h de Panaméricaine… jusque Lima. Après de nombreux contrôles de police sur tout le trajet (notre bus devait être maudit car tous les autres passaient sans problèmes), nous arrivons enfin à Lima après presque trois jours de voyage depuis la frontière Bolivie / Chili, désormais bien lointaine.

Nous sommes le 2 septembre et notre aventure touche à sa fin ! Demain à 18h nous devons être à l’aéroport… Nous nous installons pour nos deux derniers jours à l’hôtel España, dans une maison de type colonial, au centre de la ville. Nous passons nos deux derniers jours à visiter Lima car nous n’y étions pas restés longtemps à notre arrivée et nous pouvons enfin l’apprécier à sa juste valeur ! Ces deux journées passent fort vite et nous essayons d’en profiter un maximum mais déjà nous devons rejoindre l’aéroport !

Nos 365 kg de bagages sont enregistrés sans problèmes et nous pouvons embarquer tranquillement dans l’avion. Le vol de retour passe beaucoup plus vite qu’à l’aller (il faut dire que les longs trajets, on en a pris l’habitude au bout de 6 semaines !). Nous rencontrons dans l’avion une expédition française qui revient de la cordillère blanche et nous raconte ses aventures. Après une petite escale à Madrid, nous atterrissons à Bruxelles où nous attend un comité d’accueil comme nous n’en avions jamais vu !

C’est sous les applaudissements que nous franchissons la porte menant dans le hall de l’aéroport ! Nous profitons de ces derniers instants tous ensemble après 6 semaines de vie collective pour offrir une bouteille de mousseux à Chris et Zen, nos deux moniteurs et amis pour les remercier de tout ce qu’ils ont fait pour nous ! Le plafond de l’aéroport s’en souvient encore …

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